A l'inauguration du salon du livre "spécial écrivains indiens" il n'y a pas grand monde pour s'intéresser aux livres:
Il y avait une foule comme pour une manif improbable
Et surtout pas mal de fantômes
Les écrivains indiens personne ne s'en occupait, et ils s'en sont pas mal contentés en grappillant tous le whiskey et champagne qu'ils pouvaient aux stands d'à coté
Pour l'ambiance, une spécial dédicace Anne Cécile
c'était les livres pour la télé, les livres pour se faire des sous et se faire voir, cohue et avidité. Des livres livrés à eux même dans des stands désertés ou que l'on pousse du coude en se bousculant pour attraper un petit four aux airelles.
Des livres à disposition qu'on peut ouvrir au hasard pour y voler des mots, écouter s'élever des voix silencieuses qui parfois entrent en assonance avec le lieu et le momment:
Tu n'es que de la poussière. De la poussière foulée aux pieds Lève-toi avec le vent et la tourmente Deviens tourbillons. Et entre dans les yeux de ceux Dont les pieds t'écrasent.
Il n'y a pas d'endroit Que tu ne puisses atteindre Il n'y a personne Qui puisse t'arrêter
Tu n'es que de la poussière De la poussière foulée aux pieds Unis-toi à la poussière.